Pendant l’été, la pousse de l’herbe ralentit. Cette année, le déficit hydrique couplé à des températures caniculaires ont grillé l’herbe sur pied. Les parcelles pâturées ressemblent à des paillassons et nombre d’agriculteurs ont déjà commencé à affourager.

A la SCEA La Terres de nos Pères (87 – Mézières/Issoire – Système Bio Equins/ovins herbager), Manou et Simon ont « la chance » (et oui… c’en est une !) d’avoir une exploitation humide et boisée. En cette saison certaines de leurs parcelles restent fraîches et ombragées. De quoi nourrir le troupeau, sans dégrader les prairies les plus exposées.
Avec l’arrivée du mois d’août, et on l’espère quelques gouttes d’eau, il va être temps, selon l’état des prairies, de réintroduire les surfaces fauchées en juin dans les rotations.
La pousse de l’herbe étant moindre qu’au printemps, il va être important de respecter quelques principes pour espérer pouvoir y conduire les animaux jusqu’à l’entrée de l’hiver sans complémenter, ni dégrader la flore présente:
- Attendre au moins 40 jours après la fauche pour réintroduire les animaux
- Diminuer le chargement
- Allonger le temps de retour sur les cellules de pâturage

La parcelle « 388 » située derrière les écuries va être divisée en 9 cellules de pâturage de surface équivalente, toutes bordées de zones ombragées. L’abreuvement pourra être facilement réalisé grâce à une piste jouxtant la parcelle. Le lot de pâturage sera composé de 5 poneys d’élevage (juments suitées, étalon et poulains). Le temps de séjour sur chaque cellule sera de 5 jours, avec un temps de retour de 40 jours. Ce prévisionnel sera bien entendu ajusté par Manou & Simon selon la météo, la pousse de l’herbe, l’état des animaux,…
Avec toujours les mêmes objectifs : avoir une ration économique, couvrant les besoins des animaux, en préservant le couvert végétal et la pérennité de cette prairie naturelle.
